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Les Climats du vignoble de Bourgogne entrent au Patrimoine mondial de l’UNESCO

 

Le samedi 4 juillet 2015, le Comité du patrimoine mondial a décidé d’inscrire les Climats du vignoble de Bourgogne sur la Liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO, lors de sa 39ème session, à Bonn, en Allemagne.

 

Ce bien culturel a ainsi démontré qu’il possède une Valeur Universelle Exceptionnelle, un trésor désormais mondialement reconnu : ses 1 247 Climats, parcelles de vignes, aux noms évocateurs tels Montrachet, Romanée-Conti, Clos de Vougeot, Corton, Musigny, Chambertin… qui expriment la diversité culturelle de la Bourgogne viticole. Après 8 années d’efforts et d’espoir, le rêve des Bourguignons devient réalité.

« Aujourd’hui, c’est à toutes celles et ceux qui ont cru en cette aventure, qui l’ont soutenue avec ferveur, que je veux rendre hommage et à qui j’adresse mes sincères remerciements. Cette inscription est le fruit d’un travail collectif, mené de concert par les collectivités, les services de l’Etat, le comité scientifique, le monde viticole, les entreprises et mécènes et les plus de 64 000 personnes constituant le Comité de soutien », a déclaré Aubert de VILLAINE, Président de l’Association des Climats du vignoble de Bourgogne, qui a porté la candidature au Patrimoine mondial.

« Cette inscription est aussi la reconnaissance du travail de toutes les générations d’hommes et de femmes, vignerons, moines cisterciens, ducs de Bourgogne, qui, siècle après siècle, ont patiemment construit le vignoble de la Bourgogne, recherchant l’excellence avec détermination.

L’appartenance des Climats du vignoble de Bourgogne au Patrimoine de l’humanité est notre fierté. Désormais, c’est aussi notre devoir vis-à-vis de la communauté des nations. ».

 

Les Climats de Bourgogne : œuvre conjuguée de l’homme et de la nature

 

Le vignoble de Bourgogne s’est construit sur 2000 ans. Sa spécificité est d’avoir constamment recherché la référence au lieu (le Climat) et au temps (le millésime), comme marqueurs de la qualité de la production viticole.

Cette recherche trouve son expression la plus aboutie tout au long de la Côte de Nuits et de la Côte de Beaune, sur les 60 kilomètres reliant Dijon à Santenay. Accolés les uns aux autres, telles les pièces d’un grand puzzle, les Climats forment une mosaïque de crus uniques, où défilent les noms les plus illustres.

Chaque Climat possède son histoire, son nom, son goût, sa place dans la hiérarchie des appellations, tels que les a lentement construits le génie vigneron allié à un milieu naturel exceptionnel.

Associés aux villes de Dijon et Beaune, sièges historiques du pouvoir politique, économique et culturel, les Climats du vignoble de Bourgogne constituent un conservatoire unique et vivant de savoir-faire et de traditions. Leur construction, au fil des siècles, a donné naissance à un paysage remarquable et à un patrimoine architectural exceptionnel, tant dans le vignoble que dans les villes et villages.

 

« Nous avons la chance de pouvoir affirmer que ce que nous élaborons ici, c’est beaucoup plus que du vin ; que ce que nous exposons, c’est beaucoup plus que des paysages. C’est une construction culturelle à la très longue et riche histoire, qui se distingue parce qu’elle est unique et exceptionnelle », affirme Bernard PIVOT, Président du comité de soutien à la candidature.

 

Un modèle de viticulture de terroir qui dialogue avec le monde entier

 

Si la candidature des Climats du vignoble de Bourgogne au Patrimoine mondial de l’UNESCO a un fondement local très fort, elle dépasse largement les limites de son territoire. Elle traverse les frontières et pose les bases d’un dialogue interculturel avec d’autres agricultures de terroir, telles que celles du café de Colombie, du thé de Chine, du safran d’Inde, etc.

Ces productions ont en commun le lien à l’origine, l’histoire et aux savoir-faire. C’est l’un des constats du riche colloque de février 2015 consacré aux économies de terroir.

 

La reconnaissance par l’UNESCO du modèle de terroir bourguignon est révélatrice de l’importance qu’ont pour l’humanité ces productions agri-culturelles d’une très grande diversité. Leur force est de constituer une réponse aux menaces de standardisation des goûts, liée à la globalisation des marchés.

 

Une date historique pour la Bourgogne

 

L’inscription au Patrimoine mondial ouvre une nouvelle page dans l’histoire des Climats de Bourgogne. Tout comme la création des AOC en 1936, elle garantit la conservation et la transmission du site pour les générations futures.

Elle ouvre aussi un nouvel horizon, invitant à la découverte et à la compréhension des Climats et de leur histoire. Des projets ambitieux sont déjà en marche sur le territoire, à l’image de la prochaine Cité des Vins de Bourgogne à Beaune et de la Cité de la Gastronomie à Dijon.

 

Une mobilisation inédite récompensée : tous en Bourgogne le 9 juillet !

 

La volonté de protéger et préserver ce territoire a vite été contagieuse… jusqu’à conquérir le cœur de plus de 64 000 personnes.

Pour fêter ce moment historique avec les habitants, une « Paulée des Climats » aura lieu le 9 juillet à partir de 20h. Après ce pique-nique champêtre, un feu d’artifice sera dans l’écrin du parc du Château de Meursault. Selon les codes de la Paulée, repas festif et traditionnel de fin de vendanges, chacun pourra partager son panier-repas et son flacon ! La soirée réservera bien-sûr quelques surprises, sous le signe de la convivialité, incarnée par notre hôte d’honneur, Bernard Pivot, écrivain et président du Comité de soutien des Climats de Bourgogne.

 

http://www.climats-bourgogne.com